Qu‘est-ce que l’ostéopathie ?

Définition

L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé.

Toute perte de mobilité des articulations, des muscles, des ligaments ou des viscères peut provoquer un déséquilibre de l’état de santé.

Elle prend en compte les interdépendances des différents éléments et systèmes constitutifs du corps humain (anatomiques, physiologiques, psychologiques), mais aussi des facteurs environnementaux.

L’ostéopathie est fondée sur la capacité du corps à s’auto équilibrer et s’auto guérir ainsi que sur une connaissance approfondie de l’anatomie. Elle prévient et soigne de nombreux troubles physiques et agit également aux plans nerveux, fonctionnel et psychologique.

L’histoire de l’ostéopathie

S’il est vrai que l’histoire des thérapies manuelles remonte à la Chine et à l’Egypte, nous devons le terme d’ostéopathie à l’américain Andrew Taylor STILL (1828-1917).

Médecin chirurgien à Kirksville dans le Missouri, déçu par les nombreux échecs de la médecine, notamment après avoir perdu trois de ses enfants, victimes d’une méningite, Andrew Taylor STILL prit conscience des limites d’action de la médecine traditionnelle qu’il jugea trop symptomatique. Il remet alors en question les bases même de son raisonnement et de sa pratique médicale.

Il chercha des solutions plus naturelles, rencontra les « boues-setters », excellents rebouteux anglais, rendit visite aux Indiens Schawness.

Ces années de recherches le convainquirent de la responsabilité ou de la participation du tissu de soutien (squelette, muscles, ligaments, aponévroses, etc…) dans la survenue et l’entretien des pathologies.

Un jour d’automne 1873, en se promenant, STILL vit un enfant perdre du sang, victime d’une dysenterie hémorragique, souvent mortelle à cette époque. II posa ses mains sur lui : sa colonne vertébrale était chaude et contractée et son ventre froid.

Il mobilisa les différents segments lombaires et massa l’abdomen de l’enfant.

Quelques minutes plus tard, la circulation semblait plus normale et le déséquilibre thermique s’amenuisait. Le lendemain, l’enfant était guéri. « J’ai eu 17 autres cas et je les ai guéris, tous sans médicament » écrit Still dans ses mémoires !

Fort de ce résultat, Still exposa ses idées dans une université médicale. C’était le 22 juin 1874, l’Ostéopathie était née. Le premier collège d’ostéopathie, médecine à part entière, a été fondé à Kirksville en 1892.

En 1874, il rompt avec la médecine traditionnelle de son époque, puise dans la médecine grecque, égyptienne, indienne et se rend compte que l’équilibre de la santé passe par l’équilibre du squelette.

La suite en Europe

En 1900, un de ses disciples, William G. SUTHERLAND (1872-1954), diplômé de la première école américaine d’Ostéopathie, découvre l’Ostéopathie crânienne.

Andrew Taylor STILL enseigne l’Ostéopathie et crée la première école à KIRSKVILLE, petite ville du Missouri, puis John M. LITTLEJOHN, son élève qui a fondé celle de CHICAGO, ouvre en 1918, à LONDRES, la British School Of Osteopathy.

Ce n’est qu’en 1950 qu’un Ostéopathe français de formation anglaise Paul GENY, fonda la première École Française d’Ostéopathie qui dès sa création connut un succès important.